Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 00:00

Nous attrapons un auto-rickshaw pour nous emmener à Raghurajpur, un village où des familles d'artistes perpétuent leurs métiers depuis des générations.
30 minutes de trajet toujours aussi fou !
Le village est paisible. En arrivant, ne pas s'attarder devant les premières maisons. Des jeunes commerçants de Puri sont venus faire leur commerce, prétendant qu'ils sont créateurs, et payent quelques femmes qui s'activent dès que l'on arrive. Nous sentons le piège et heureusement nous allons plus loin dans le vrai village. A l'entrée, se trouve l'école où une cinquantaine de jeunes filles habillées en costume bleu, jouent. C'est sûrement la récréation. Pas de garçons, ils doivent être dans les champs. La rue principale tourne à gauche et on peut appercevoir les premières vraies maisons. La chaussée se divise en deux. Au milieu, une maison faisant office de temple pour les cérémonies de mariage. Nous n'avons pas le droit d'y rentrée. De part et d'autre, dans les maisons, nous pouvons apercevoir les familles d'artistes. Les maisons sont décorées à l'extérieur par de magnifiques peintures. Voir dans la rubrique photo. Certaines doivent représentées des mois de travail. Quelques personnes viennent nous voir pour évidement nous attirer chez eux pour admirer leurs arts et acheter quelques créations. C'est normal et il ne faut pas s'en priver. Nous ne sommes pas chez des négociants mais chez des artistes aux doigts de fée.
Nous sympathisons avec tout le monde car Parna, comme d'habitude, les fait rigoler par des blagues amusantes.
Encore de belles rencontres.
La rue tourne une nouvelle fois à gauche, nous allons au bout du village. Nous rencontrons un homme qui essaye de relancer les danses traditionnelles. On s'intéresse à ce qu'il dit, il réunit une dizaine de garçons et nous propose d'improviser un spectable pour nous. Quatre musiciens nous rejoint. On nous emmène à l'intérieur d'une maison et le spectacle commence. Grandiose et que pour nous, quelle chance. A l'origine, ces danses étaient pratiquées que par des jeunes hommes. La troupe est souriante et respire la joie même sans les costumes traditionnels (Voir photo). C'est très acrobatique.
L'institution se nomme Dasabhuja Gotipua Odishi Nrutya Parisad et a une adresse mail : dasabhujagotipua@yahoo.co.in . Les Gotipuas sont des jeunes hommes adolescents, éduqués comme des filles nous explique-t-on. Si vous passez dans la région, vous pouvez envoyer un mail.
Par la suite, le contact est tout à fait différent. nous pouvons entrer dans les maisons admirer leur travail.
Peinture sur soie dont une à mis un an pour être réalisée, quelle finesse. Peinture sur des feuilles végétales avec de la poudre minérale, cela ressemble à des pastelles. Gravure sur bambou, poterie, ..., pas de tissage ! Nous achetons avec plaisir quelques objets.
Ce village est un bijou. Il faut y aller vite, le gouvernement veut faire de ce village un complexe pour touriste.
http://www.unescobkk.org/fileadmin/user_upload/culture/Cultural_Industries/presentations/Opening%20Session%20-%20S.K.%20Misra.pdf

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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 00:00

5h35, nous partons dans les montagnes de l'Orissa. Le voyage va être long.
Nous nous arrêtons au bord de la route, le black tea au gingembre frais est un délice.
Nous prenons le petit déjeuner à Chilika Lake. Le plus vaste lagon d'Asie. Trop grand pour être impressionnant car on ne voit l'autre rive. De grands oiseaux vivent là paisiblement.
Le midi, nous mangeons à Taptapani. Le village est dans la petite montage. Ça change de Kolkata et de Puri.
Il y a beaucoup de daims et de cerfs.
Chandra et Tara jouent dans un parc, c'est agréable, il fait frais sous les bois. Il y a une source d'eau chaude. Une femme s'immerge complètement, un prête est là, des roses flottent à la surface (Voir photo). Cette femme souhaite avoir des enfants, la cérémonie religieuse devrait l'aider.
La route pour Rayagarda est magnifique. Des champs de coton, des rizères, des toupeaux de buffles, on croise des femmes portant de lourdes charges sur la tête.
Rayagarda est une ville môche, mais nous sommes tout prêt de Bissamcuttack, la prochaine étape.

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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 00:00
Nous visitons à quelques kilomètres de Bissamcuttack un village Dongria Kondh. Ils ne sont plus que 2500. Les femmes de cette tribu sont très coquettes. Elles ont beaucoup de barrettes dans les cheveux et des colliers de perle (Voir photo). Nous rencontrons dans le village l'instituteur, un brahman dévoué. Il parcourt tous les villages de la région pour apprendre aux enfants le langage du district, l'Oriya. Il est préférable qu'ils connaissent cette langue avant l'hindi ou l'anglais, car elle est plus répandue dans les montagnes. Le village est un havre de paix. Les villageois vivent uniquement d'agriculture, choux fleurs, haricots verts, pommes de terre,... mais aussi épices.
Nous restons longuement avec eux. Encore une fois, le sourire est une façon de communiquer universelle. Par la suite, ils nous donneront l'autorisation de prendre des photos. Certains ne veulent pas, ils pensent que l'image figée va réduire leurs vies. Il faut respecter leurs croyances.
Nous allons ensuite au marché de Bissamcuttack.
L'immense marché à lieu tous les mercredis. Il est spectaculaire, très coloré. On vends ou troque, des légumes, des poules, du poisson séché, de la poterie, des casseroles en aluminium, de la poudre pour les bindis, des beignets, des épices, du tabac, de l'alcool, des bijoux, des saris ... GRANDIOSE. Je ne reverrai jamais cela de ma vie. Les tribus, essentiellement des Dongri Kondh, arrivent des montagnes en file indienne, portant sur leur tête des grands pots remplis de légumes et d'épices, dans leurs mains des poules attachées. Il y a aussi quelques hommes habillés en femme. La totérance est vraiment partout en Inde. Les commerçants des communes achètent leurs produits et leurs vends les casseroles, bijoux, vêtements... Les images sont magnifiques. Nous contemplons avec bonheur cette vie pendant 3 heures, nous nous mêlons à eux, nous goûtons leurs beignets et autres spécialités. GRANDIOSE.
Mitu nous dit qu'en dix ans cela avait beaucoup changé, et il pense que dans dix ans, cela n'existera presque plus, et pourtant il n'y a pas de touriste.
Nous reprenons la route.
A Koraput, nous entrons dans un petit temple blanc immaculé. Les portes sont recouvertes de feuille d'or. A l'intérieur, il y a de nombreuses rosaces colorées. Un prêtre nous donne sa bénédiction, nous avalons des feuilles de menthe trempées dans une eau précieuse. Ensuite, pour poursuivre le rituel, il faut se frotter le sommet de la tête avec le restant d'eau. Tout autour du temple, des statues des dieux et déesses hindous. Leur représentation est complètement différente de celle de Puri ou Kolkata. Leurs visages me font penser à des statues africaines.
Nous dormons à Jaypur dans un magnifique hôtel, les souris partagent notre avis.
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